Préoccupations actuelles
Est-il illusoire de trouver une "certaine" homogénéité dans l'enseignement de la philosophie en Suisse?
Est-il possible de trouver un consensus minimal à partir des différentes traditions cantonales pour le rôle qu'elle aurait à jouer dans la nouvelle maturité?
Est-il nécessaire de le faire?
Dans l'effort d'homogénéisation de la nouvelle maturité fut refusé à la philosophie un rôle fondamental qu'elle avait à jouer jusqu'à maintenant dans certains cantons surtout dans les deux dernières années de la formation gymnasiale.
On peut dans cette situation s'adapter et la faire figurer dans les options complémentaires ou spécifiques ou dans des projets pilote comme le permet l'article 19.
On peut aussi tâcher de modifier le règlement de base afin de donner la possibilité de la faire figurer comme branche fondamentale, donc de proposer une huitième branche fondamentale. Il faudrait alors, si elle était proposée au niveau national comme huitième branche, justifier cette place, ce qui présupposerait qu'elle appartienne au développement et à la formation de base de tout gymnasien suisse, indépendamment de sa religion ou de son origine sociale et politique, et d'abord que tous les professeurs de philosophie puissent s'accorder sur un minimum à ce sujet.
Dans certains cantons (voir notre tableau de l'enseignement de la philosophie en Suisse), la philosophie est passée avec la nouvelle maturité de l'inexistence ou presque inexistence comme branche à choix à un statut de branche spécifique (PPP par exemple). Mais dans beaucoup d'autres cantons la situation s'est détériorée, spécialement dans ceux où elle occupait une place importante comme branche cantonale. Chaque canton ne s'est pas jeté comme cela dans la nouvelle maturité; il s'y est adapté à partir de sa tradition. Or, dans les cantons où traditionnellement la philosophie est très présente, on a pu faire l'expérience dans cette adaptation d'un apport important de la philosophie quant aux objectifs fondamentaux de la nouvelle maturité. Et malheureusement dans ces cas-là, cet apport ne correspond pas au statut de la branche dans la nouvelle maturité.
Tout en attendant que la réflexion générale dont nous parlions avant entre professeurs de philosophie se fasse à moyen et long terme et afin de respecter le choix de certains cantons suivant leur propre évolution, nour proposons comme réforme de la nouvelle maturité dans le cadre de la SSPES une possible huitième branche au choix des cantons mais qui renforcerait les nouveaux objectifs fondamentaux de la nouvelle maturité comme l'interdisciplinarité par exemple.

