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Préoccupations actuelles

Malgré l'effort d'homogénéisation qu'aurait pu représenter la nouvelle maturité, la philosophie connaît, dans les différentes maturités cantonales, un sort pour le moins diversifié.

Trouver une politique d'amendement de la nouvelle maturité lui donnant, lui rendant ou lui préservant un statut acceptable constitue dans ce contexte une tâche bien difficile.

Une demande de révision a malgré cela été proposée,parmi d'autres, dans le cadre de la SSPES (Société Suisse des Professeurs de l'Enseignement Secondaire) qui projetait d'intervenir auprès de la commission fédérale de maturité.

Cet amendement fut voté à l'assemblée des délégués de la dite société en octobre 2005 et recueillit peu de succès.

Un groupe de travail pour la révision de la nouvelle maturité fut constitué début 2006.  Les  deux représentants de la SSPES devaient y défendre les priorités décidées notamment lors de l'assemblée des délégués.

Pascal  Couchepin, actuel ministre  de l'éducation,  vendredi 20 octobre  2006,  lors de la  célébration  du bicentenaire du  Collège  de  Saint-Maurice, dévoila les principales conclusions de ce groupe de travail, ces propositions de révision devant être  encore  soumises  aux  cantons. Le groupe suggérait notamment une possible introduction de la philosophie comme branche principale au choix des cantons. (lire à ce sujet le communiqué de l'ATS et aussi les principales conclusions du rapport en allemand)

Le tout fut donc renvoyé une dernière fois à la commission de révision après la procédure de consultation ouverte par la CDIP et le Département fédéral de l'intérieur (DFI). Lire le communiqué de presse de la CDIP. et voir aussi l'évaluation précise de la consultation en allemand pour ce qui concerne la philosophie. A souligner que, parmi les cantons qui ont refusé la proposition de la commission au sujet de la philosophie, la plupart ont invoqué l'argument qu'il ne devrait pas y avoir de différences entre les cantons (argument partagé par la SSPES); le canton d'Obwald prétendait quant à lui qu'il y aurait plus de sens à intégrer la philosophie dans PPP (argument probablement aussi reconnu par la Conférence Suisse des Recteurs des Hautes Ecoles Pédagogiques - SKPH).

Enfin, le 27 juin 2007, le Conseil fédéral accepta une réforme partielle de l'ordonnance sur la maturité gymnasiale (lire article du Temps). parmi les éléments modifiés figure la possibilité offerte aux cantons d'avoir la philosophie comme branche de maturité (consulter le projet de modification du RRM en français et en allemand; l'article 9, 2bis  concerne la philosophie).

Après toutes ces péripéties, l'essentiel serait ainsi sauvé pour les cantons qui accordaient une place importante à la philosophie et qui désireraient la conserver avec la nouvelle maturité.

Au niveau suisse, on retrouve presque l'éclatement très fédéral qui présidait au traitement de la philosophie avec l'ancienne maturité.

Beaucoup de travail reste à faire. Suivant les thèses de 1984 (chap.4, point 1), nous maintenons que la philosophie reste ou devienne une branche autonome et ceci surtout par rapport à certaines sciences humaines, groupe auquel elle ne se réduit d'ailleurs pas. Elle a un rôle plus interdisciplinaire à jouer. Ne se limitant pas à une acquisition de connaissances, elle devrait donner à l'élève la capacité de développer des processus intellectuels personnels, tenu qu'il est de répondre à certaines questions fondamentales (relire à ce sujet le plan d'études cadre).  La philosophie n'a-t-elle pas un rôle essentiel et original à jouer dans la formation de tout jeune intellectuel de ce pays?